A Nantes, les histoires d’amour se terminent mal, en général…

En fin de saison, Waldemar Kita va certainement divorcer avec son 11ème entraîneur depuis son arrivée au FC Nantes en 2007. Un record absolu pour la Ligue 1.

 

Le mois dernier, dans un entretien accordé à 20 Minutes, le président des Canaris avouait implicitement qu’il devrait se passer de Claudio Ranieri la saison prochaine. Il disait ne pas vouloir faire revivre à ses supporters un nouvel épisode Conceição : « L’an dernier, Je vous avais assuré que Conceição allait rester… Vous savez, les entraîneurs sont des pigeons voyageurs. Il a un contrat. Quand une femme ne veut pas coucher avec vous, elle ne couchera pas. Je souhaite qu’il reste, mais je veux surtout qu’on finisse bien ce championnat. »
Le « Je souhaite qu’il reste » sonnait bien évidemment faux car le divorce semble être consommé depuis que le Mister a étalé au grand jour ses envies d’ailleurs, période qui a coïncidé avec le déclin sportif. Le drame est même plus profond car nous serions entrés dans la phase « gros sous », Waldemar Kita souhaitant que Claudio Ranieri démissionne et Ranieri souhaitant que Kita lui verse des indemnités …

Entre Waldemar Kita et ses entraîneurs, la vie n’a jamais été un long fleuve tranquille. Erreurs de casting, relations déplorables, guerre ouverte, le président nantais s’est forgé une réputation de Lucky Luke de la Ligue 1, celui qui divorce plus vite que son ombre. Arrivé en août 2007 quand le club évoluait en Ligue 2 après avoir tenté de l’acheter une première fois en 1998, le dirigeant âgé de 62 ans n’a jamais eu de bonnes relations avec l’un de ses techniciens en onze ans de présidence.
Le seul qui a réussi à tenir un peu plus longtemps que la moyenne est Michel Der Zakarian, actuel entraîneur de Montpellier, qui doit être doté d’un taux de résistance à la frustration hors norme. Et pourtant, pour son dernier match à La Beaujoire, Der Zak voulait remercier les supporters en lisant un petit mot de remerciement. Son discours fut recouvert par une musique d’ambiance qui rendit les propos du coach inaudibles. Selon plusieurs sources convergentes, c’est bien le président qui avait scénarisé cette sortie…
Les têtes d’Elie Baup, Gernot Rohr, Jean-Marc Furlan, Baptiste Gentili, Christian Larièpe, Philippe Anziani, Landry Chauvin, Michel der Zakarian, René Girard, Sergio Conceiçao et enfin Claudio Ranieri trônent donc sur le buffet du président.
Waldemar Kita a justifié son attitude de snipper en arguant du fait que les entraîneurs français n’étaient pas le bon plan pour le FCN : « Jusqu’à décembre 2016, seuls des coachs français ont entraîné le FCN. Ils étaient performants sur la formation et l’éducation des joueurs. En revanche, ils étaient tous critiques envers la direction du club. Jamais contents ! « Je n’ai pas eu les joueurs que je voulais », « je n’ai pas les mains libres », etc. Je ne parle pas de manque de respect, le mot est trop fort, mais je ne les trouvais pas… corporate. »

Or, en décembre 2016, il a choisi un premier entraîneur étranger, Sergio Conceiçao, qui n’a tenu que six mois, et un second, Claudio Ranieri, qui devrait partir après un seul exercice. Qui sera donc la prochaine victime ? Claude Puel, qui va se faire virer de Leicester ? Jocelyn Gourvennec, libre, le rêve secret du président ?
En fait, qui voudra venir ? Il est où le bug ?
Vous avez 4 heures …

 

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