As Monaco – FC Nantes : Duel de portugais

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Leonardo Jardim et Sergio Conceiçao, les entraîneurs portugais de Monaco et de Nantes, vont s’affronter pour la première fois en Ligue 1. Au-delà de leur nationalité et de leur âge, ils ne se ressemblent guère.

Dans des styles différents, Leonardo Jardim et Sergio Conceiçao, opposés ce soir, illustrent bien la richesse de leur pays en techniciens de qualité. Le journal l’Equipe nous propose ce matin un petit tappel : Avant le succès de Fernando Santos à l’Euro avec la Seleçao, les Portugais avaient déjà marqué les esprits en 2015, en gagnant dans sept des Championnats les plus relevés de la planète : au Portugal (Jorge Jesus), mais aussi en Angleterre (Mourinho), en Russie (Villas-Boas), en Suisse (Paulo Sousa), en Grèce (Vitor Pereira), au Mexique (Pedro Caixinha) et en Égypte (Jesualdo Ferreira) !

Après avoir été un ailier talentueux et batailleur, aussi infernal pour ses adversaires que pour les entraîneurs qui osaient ne pas le titulariser, Sergio Conceiçao séduit comme coach. « Il cherche toujours l’exercice qui va faire progresser le joueur », explique le Portugais de Lille, Eder, qui a travaillé sous ses ordres dans la cité des archevêques. « Je pense que le seul moment où il ne pense pas qu’au foot, c’est quand il est en famille. Ce qu’il réussit à Nantes ne m’étonne pas. Il va faire encore mieux à l’avenir. »
Comme tous ses confrères portugais, Conceiçao insiste sur l’équilibre collectif et les fameuses « transitions ». Pour lui, l’intensité compte aussi énormément. Il aime les équipes agressives, qui vont de l’avant, et fait jouer le FCN dans un 4-4-2, où il aimerait utiliser aussi bien les couloirs que l’ASM actuelle. Il n’a pas encore bénéficié d’un effectif aussi bien fourni que Jardim, avec qui il partage un palmarès vierge. Pour l’instant, il s’adapte à son équipe et à la L 1. Après la défaite face à Nancy (0-2, le 5 février), il s’était plaint de ces formations «qui ne jouent pas».

Leonardo jardim est à l’opposé. En Grèce, c’est justement un jeu pas assez spectaculaire aux yeux des décideurs qui a précipité son limogeage de l’Olympiakos (en 2013). Un procès qu’on lui a parfois intenté en France, lors de ses deux premières saisons monégasques.
La troisième, ultra spectaculaire, valide le discours de Leonardo Jardim : il fait ses équipes en fonction des joueurs dont il dispose, et pas l’inverse. Il a même adopté le 4-4-2 cette saison, le système en vogue dans le Championnat portugais, celui qu’il se refusait à utiliser jusque-là lors des grands matches.
Le caractère oppose également Jardim à Conceiçao. En deux ans et demi, les colères connues de Jardim se comptent sur les doigts d’une main. À l’image de son équipe, le Monégasque évolue tout en contrôle sur son banc.

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