Nous n’avons pas toujours soutenu le président Kita lors de ses récentes sorties médiatiques. La dernière en date concernant les 25 points perdus à cause des erreurs d’arbitrage a d’ailleurs fait éclater de rire la France du football…

 

Mais cette fois-ci, les propos sont justes et le président est dans son bon droit. Hier nous avons cru que nous étions toujours le 1er avril et qu’il ne s’agissait que d’une blague potache. Alors que le FC Nantes célébrera face à Rennes ses soixante-quinze ans et que de nombreuses festivités sont prévues à cette occasion, la Ligue de football, à la demande de la préfecture, qui justifie sa demande par rapport aux manifestations prévues ce week-end à Nantes ( (Foulées de l’Eléphant et Marathon), a programmé la rencontre comptant pour la 34ème journée de L1 le vendredi 20 avril, à 18h50, une heure où un grand nombre de supporters ne pourront être présents au Stade de la Beaujoire pour des raisons professionnelles.

A cette heure, un vendredi, le derby deviendra un match réservé aux retraités ou aux chômeurs, tandis que les rennais, avec le temps de transport en plus, seront privés de match.

Une décision qui a fait rugir Waldemar Kita. « C’est un scandale », estime le président du FCN. « Soixante-quinze ans d’un club! Ce n’est pas comme cela que l’on fait la promotion du Championnat. Qu’ils nous programment au moins à 21 heures ! Les télévisions font ce qu’elles veulent et la Ligue n’est pas assez forte pour aller à leur encontre. Et moi non plus je ne peux rien faire. »
Même si le président Kita aurait préféré une programmation le samedi ou le dimanche, la soirée du vendredi (20h45) aurait été une alternative acceptable mais Canal+ a décidé d’utiliser ce créneau pour un Lyon-Dijon, finalement pas très sexy.

Olivier Létang , le président rennais a, lui, écrit à la LFP afin de lui faire part de sa surprise et de demander une reprogrammation « le même jour à 20h45 ou le samedi à 20 heures ».

Il reste un peu de temps pour que le trio infernal Préfecture-Ligue-Diffuseur prenne conscience de l’absurdité de cette programmation.