En sortie de crise interne suite au changement d’entraîneur et une situation catastrophique au classement, Le Fc Nantes n’avait pas besoin de faire parler de lui dans la rubrique justice. C’est pourtant une ténébreuse affaire dans laquelle le nom du club est cité qui va faire le buzz durant cette trêve internationale.

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Mogi Bayat, le très influent agent belge, proche de Waldemar Kita, que l’on retrouve dans les transferts de Gillet, El-Ghanassy, Limbombe, Coulibaly et Mbodji, a été placé en garde à vue hier. Il est soupçonné, avec d’autres agents, un entraîneur, des arbitres, des avocats, des journalistes, de blanchiment d’argent, de fraudes sur le versement de commissions liées à des transferts et salaires de joueurs, mais aussi sur des matches truqués la saison dernière en première division belge.

La direction nantaise, dont le siège n’a pas été perquisitionné, s’est montré surprise et nie bien évidemment toute implication dans les malversations.

Mogi Bayat, est, selon le journal l’Equipe, l’homme qui fait la pluie et le beau temps sur les terrains belges, et dont le frère cadet, Mehdi, est le patron du Sporting de Charleroi, l’un des rares clubs à ne pas avoir été visités par la police fédérale. Mehdi Bayat a pourtant réuni, hier, ses joueurs et son staff : « II est arrivé sur l’heure de midi pour parler aux joueurs et au staff, les rassurer. Ce qui n’est pas dans ses habitudes », a constaté un salarié. « On n’est pas directement concernés mais c’est le frère de notre président, c’est chaud. Cela la fout mal, quand même. »
Jonathan Lange, journaliste au quotidien national la Dernière Heure, dépeint le personnage : « Mogi Bayat a des joueurs partout et quand il a fait irruption sur le marché, il a imposé ses règles, on a appelé ça « le Mogipoly ». II bouge ses pions et crée des besoins dans les clubs auxquels il parvient à répondre en plaçant ses joueurs. Forcément, il s’est fâché avec beaucoup de monde et plusieurs agents voient sa chute d’un bon œil. »

Hier matin, Mogi Bayat, qui opère également sur le marché français, surtout à Nantes mais également à Bordeaux, a donc été arrêté dans sa maison du Brabant wallon par des policiers cagoulés et armés.

Waldemar Kita va donc vraisemblablement devoir faire face aux conséquences de ses « liaisons dangereuses ». Mais rappelons le, le club n’ayant pas été perquisitionné, il est fort probable que la justice belge n’ait trouvé aucune forme d’implication du Fc Nantes dans cette nébuleuse.

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