C’est la question que pose France Football ce matin au travers d’un très long article consacré au président du Fc Nantes et certainement la question qui a hanté le sommeil de coach Vahid la nuit dernière.

 

Un constat : depuis sa prise de pouvoir en 2007, le président de Nantes a toujours entretenu des relations complexes avec ses entraîneurs. Et presque aucun, hormis Der Zak, n’est parvenu à travailler sur la durée avec lui.

Les « anciens » ne sont pas tendre avec le président. « Ce sont des souvenirs tellement durs » déclare Jean Marc Furlan. « ça m’écorche la bouche de parler de lui » ose René Girard. Ou encore : « Sa façon de faire discrédite l’entraîneur auprès de ses joueurs, le fragilise dans le vestiaire. » dit Bruno Baronchelli, adjoint de Michel Der Zakarian.

Lors de son arrivée en 2007, Waldemar Kita avait de suite déclaré : « Je n’aurai jamais confiance en un entraîneur. » Le ton était donné.

Son manque de lucidité au moment de fixer un objectif de classement cohérent et en phase avec la qualité d’un groupe est le reproche récurrent répété en sourdine par ses anciens collaborateurs. II dit avoir un diplôme pour entraîner. L’été dernier, des supporters nantais mécontents avaient lancé une pétition pour que « l’entrepreneur franco-polonais enfile le survêtement », les plus persifleurs se permettant d’ajouter qu’il pourrait finir par s’auto-licencier.

Der Zakarian, l’anomalie, qui a réussi à cohabiter cinq ans avec son président, prend la chose avec humour : « Comment j’ai fait ? Je ne sais pas. Kita, quand il n’est pas content, c’est simple, ca dégage. » déclare l’ancien entraîneur du FCN qui a toujours en travers de la gorge sa sortie ratée à cause d’une sono montée à fond à l’initiative du président : « C’est dommageable, il aurait pu éviter ça. Souvent, les histoires avec lui se finissent mal. II y a des limites ne pas franchir, c’est pour ça que ça s’est arrêté. »

Quand il lira le papier de France Football, les idées les plus folles traverseront l’esprit de Vahid Halilhodzic car la question est bien de savoir combien de temps durera l’idylle …

Néanmoins, nous n’oublierons pas que Waldemar Kita est un homme d’affaires éclairé, un vrai passionné de football, un réel amoureux du Fc Nantes, incapable de rater un match de son équipe et qui a investi beaucoup de son argent personnel pour maintenir à flot un club qui se mourait en 2006, entre critiques d’anciens du club, pression de l’actionnaire, critiques sur la gestion et rumeurs persistantes de vente. Et cela, personne ne doit l’oublier.