FC Nantes : Hommage à Emiliano Sala

S’il est un joueur au FC Nantes qui ne laisse pas indifférent, c’est bien Emiliano Sala. L’argentin, on l’aime ou on le déteste.

 L’argentin, on l’aime car c’est un bosseur infatigable qui se dépouillera jusque dans les dernières secondes d’un match et parce qu’il est souvent décisif. On le déteste car son jeu est disgracieux et il cultive la maladresse comme un art de vivre.

France Football, au travers d’un papier de Dava Appadoo, lui rend hommage aujourd’hui :

[…] Le décalage est assez cocasse. Dans une Ligue 1 davantage réputée pour son austérité que pour sa flamboyance, le public a souvent eu un regard d’esthète du jeu, une manière d’héritage, peut-être, de ce qui fut longtemps l’essence du football français.
On a souvent raillé, par exemple, un Cheick Diabaté et son style loufoque malgré des stats incontestables. Et, de la même façon, on a le mépris facile pour Emiliano Sala, grand échalas disgracieux chargé d’ambiancer l’attaque du FC Nantes.
Oui, on se moque, mais on ne devrait pas. Car l’Argentin est un combattant de l’impossible. Un joueur qui considère l’effort maximum comme un minimum. Mais aussi un attaquant qui marque, l’air de rien : douze buts l’an dernier en Championnat, déjà huit cette saison, soit plus du tiers de toute son équipe (22 pions).
Et un type qui a dû passer un bon week-end entre la victoire nantaise sur Guingamp (assortie d’un but) et le vingtième titre majeur de Federer, son sportif préféré.
Oui, les guerriers aussi ont le droit d’être des esthètes. […]

 

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