FC Nantes : Les arbres qui cachent la forêt

Si le FC Nantes parvient encore à s’accrocher à sa cinquième place comme une moule à son rocher, c’est uniquement grâce à quelques individualités qui tirent le groupe vers le haut.

 

L’effectif du Fc Nantes, qui n’a coûté que 25 millions d’euros à l’achat, est jugé pauvre par de nombreux observateurs et c’est bien en Loire Atlantique que Claudio Ranieri à définitivement validé son surnom : le bricoleur.

Beaucoup trop de joueurs ont lâché prise au fil des matchs, à commencer par la pièce maîtresse de l’effectif du Mister, Ciprian Tatarusanu.
Lors des deux premiers mois de son règne chez les Canaris, le gardien international roumain était jugé infranchissable et le journal l’Equipe l’avait longtemps gardé dans son top 3. Depuis, il n’est plus l’ultime rempart défensif du début de saison et sur chaque but encaissé du Fc Nantes, l’impression qui prévaut est qu’il n’arrive plus à être décisif.

Le secteur défensif était la base du système Ranieri. Le schéma a bien fonctionné car Nantes n’a encaissé que 18 buts sur la première partie de saison. Sur la phase retour, nous en sommes déjà à 12 buts encaissés toutes compétitions confondues.

En charnière centrale, la paire Carlos-Pallois ne semble plus aussi solide qu’elle ne l’était lors des matchs aller et la doublette remplaçante (Alcibiade-Djidji) a montré ses limites dimanche face au Losc.

Au milieu de terrain, Aboulaye Touré s’est essoufflé au point qu’il ne semble plus incontournable dans l’esprit de Claudio Ranieri, qui tente plus souvent Girotto ou Khrin, souvent décevants.

Devant, rien de nouveau. Les recrues de l’hiver , Coulibaly et Sightorsson n’ont toujours pas repris le service. Bammou a refait parler de lui à Caen mais il s’est déjà blessé. Le coach ne semble plus vraiment compter sur Nakoulma qui n’est pas encore apparu cette saison. Une grippe, certes …. mais qui dure. Yassine El Ghanassy a fait illusion en début de saison mais comme les autres recrues du mercato estival, il a intégré le club très fermé des cireurs de banc.

Venant en donc aux arbres qui cachent la forêt et ils se comptent malheureusement sur les doigts d’une main. Léo Dubois sur le flanc droit, Valentin Rongier et Adrien Thomasson au milieu et Emiliano Sala devant sont les plus réguliers depuis le début de saison et tirent l’équipe vers le haut.
La faible profondeur du banc ainsi que le mercato blanc de janvier ne permettront pas à Claudio Ranieri de mettre en place des alternatives sérieuses. Et un pépin physique d’un de ces quatres pourrait être ressenti comme une catastrophe.
Le pire dans tout cela reste que dans les 4 arbres sus-cités, deux ne seront plus nantais la saison prochaine et les deux autres ont également de fortes chances de partir…

 

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