Après la dernière défaite du FC Nantes à Bordeaux, juste après la mise à l’écart de Miguel Cardoso, nous ne donnions pas cher de la peau des Canaris, victime d’un phénomène d’obsolescence programmée avec un profil Ligue 2 résolument affiché.

 

Mais Zorro est arrivé ! Vahid Halilhodzic a profité de la trêve internationale pour rebattre les cartes, changer le logiciel tactique, insufflé sont goût de la gagne et Bingo ! 3 matchs et un carton plein, avec 9 buts marqués et seulement 1 encaissé.

Avec Miguel Cardoso, le FC Nantes était entré dans le club très fermé des équipes à la plus grande possession de ballons mais avec des résultats catastrophiques, une défense qui prenait l’eau à la moindre occasion et une inefficacité offensive chronique. En deux mots, la qualité du groupe à la disposition de Miguel Cardoso n’était pas en adéquation avec ses ambitions tactiques. Le technicien portugais s’en était aperçu et avait commencé à faire évoluer sa réflexion, mais bien trop tard, le doute s’était installé en interne.

Au delà du choc psychologique, Vahid Halilhodzic, à l’image de Sergio Conceiçao fin 2016, a été capable d’insuffler en un temps record un nouvel esprit qui a permis au jeu nantais d’évoluer vers plus d’efficacité et moins d’errance défensive. Son nouveau logiciel tactique, Coach Vahid arrive également à le faire évoluer en fonction des circonstances. A Montpellier, où l’enfer était annoncé, le coach avait inventé un 5-2-1-2 avec 3 défenseurs centraux. Cette disposition tactique surprenante a fait déjouer les hommes de Der Zakarian.
Le technicien bosnien était connu pour savoir utiliser les joueurs à bon escient et chaque match qui passe en apporte la preuve. Avec Vahid, des joueurs comme Boschilia, Sala, Girotto, boudés par Cardoso, ont retrouvé leur efficacité et leur statut de titulaire indiscutable et Nicolas Pallois a été extrait du loft.

Certes, durant la saison, il y aura certainement des coups de moins bien, mais l’équipe est maintenant sur les bons rails. Une victoire dimanche face à Guingamp pourrait installer les nantais dans le top 10. Une métamorphose jugée improbable il y a moins d’un mois au sortir de la cuisante défaite à Bordeaux.