Comment peut-on perdre un match 4-2, alors que l’on menait 2-0 à la pause ? Normalement c’est impossible, sauf au Fc Nantes, capable de montrer dans le même match son côté Dr Jekyll et son côté Mr Hyde.

 

Si Emiliano Sala, de là où il est, a pu voir le match, il a du maudire ses anciens coéquipiers qui n’ont pas été à la hauteur de cette rencontre « hommage ».

Sont-ce les nîmois qui ont totalement raté leur première période ou les nantais qui ont craqué psychologiquement ou physiquement en seconde période ?

« On a joué comme si on était le PSG » pestait sans langue de bois Valentin Rongier à la fin de la rencontre, « C’est une faute professionnelle ce que l’on a fait en seconde période. »

Le FC Nantes n’a pris qu’un point en cinq matchs et le club ne va devoir penser qu’à une seule chose : le maintien. « C’est un cauchemar » a reconnu Vahid Halilhodzic. « Je vais demander demain aux joueurs ce qui s’est passé. C’est la première fois de ma carrière que je prends 4 buts dans une mi-temps à domicile. Maintenant, on ne peut plus trouver d’excuses, on est très fragile, il faut qu’on se dise la vérité. »

Tout avait pourtant bien commencé. Les Nantais menaient rapidement 2-0, comme portés par la force de l’émotion et de la communion avec leur public. Coulibaly ouvrait le score (15e) d’une tête décroisée sur un caviar de Rongier. Puis, il obtenait un penalty, transformé par Majeed Waris (38e), en profitant d’une erreur de Lybohy.
Au retour des vestiaires, les Nantais ont sombré. Ils ont pris quatre buts en une mi-temps, signés Guillaume (47e), Bobichon (69e), Ferri (85e) et Thioub (89e). La Brigade Loire a pourtant continué à chanter, comme si elle était indifférente aux choses du ballon. Les seules fois où le stade a sifflé, c’est lorsque le VAR mettait trop de temps à prendre ses décisions. Ce soutien sans faille n’aura donc pas suffi.
Individuellement, ceux qui avaient été rayonnants en première période ont totalement déjoué en seconde, à l’image de Pallois, parfait en première période et coupable de grossières erreurs de marquage en seconde et de Rongier, véritable métronome lors des 45 premières minutes et transparent au retour des vestiaires.
Et puis il y a ceux qui ajoutent à leur escarcelle un nouveau « non-match » comme Limbombe, trop rarement à son avantage et Tatarusanu, qui n’a jamais su rassurer sa défense.

Admettons que le contexte « assez lourd » soit une tentative d’explication (Mais alors pourquoi avoir autant brillé en première période ?). Mercredi, à Caen, dernier match en retard des Canaris, il faudra tirer les choses au clair …