FC Nantes – OM (0-1) : Very bad trip

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Autant à Lille il y a une semaine, le FC Nantes avait montré son visage des mauvais jours, autant hier nous nous sommes réconciliés avec la bande à Ranieri qui s’est sortie les tripes pour tenter de partager les points avec l’OM. Cerise sur le gâteau, les canaris disposent maintenant d’un gardien de niveau international.

Avec neuf arrêts décisifs, dont certains de grande classe, Ciprian Tatarusanu a ébloui le match. Un record depuis dix saisons pour une première de gardien en Ligue 1 comme le souligne ce matin le journal l’Equipe. Le Roumain s’est envolé sur une frappe d’Anguissa (4e), des têtes de Thauvin (7e) puis Germain (34e). Au sol, il a repoussé une frappe de Lopez (75e) et Ocampos s’y est repris à deux fois, en le percutant, pour marquer (87e). « On est tombés sur un excellent gardien, je le connais bien car il jouait à la Fiorentina. C’est une très bonne recrue pour Nantes », observait le coach marseillais, Rudi Garcia.
« Il a pleinement justifié son transfert en un seul match » reconnaissait quant à lui Steve Mandanda. Et si Tatarusanu a fini par craquer, il aura fallu une action peu orthodoxe, avec un rebond sur le corps et peut être même le bras d’Ocampos, emporté par son élan après un premier ballon repoussé par le gardien roumain.

La journée d’hier aura été une litanie de tuiles. Et surtout de blessés. Il y a d’abord eu avant la rencontre le forfait du capitaine Léo Dubois, contraignant Claudio Ranieri à repenser sa défense.
Et puis il y a eu cet incroyable enchaînement : Rongier qui sort sur civière après s’être déboîté l’épaule sur un changement de direction et une glissade (12e) ; Bammou jetant l’éponge à cause d’une cuisse bloquée (20e) ; et enfin Kacaniklic, qui file au vestiaire en se tenant l’arrière de la cuisse droite (25e).
Koffi Djidji n’était pas loin de la rupture, à son tour, à la suite d’une béquille de Germain (33e), mais il a tenu au mental. Diego Carlos, sérieusement touché à l’épaule gauche, a fini le match le bras en écharpe après une faute grossière de Lopez.
Nantes a donc fini à onze avec deux joueurs à moitié opérationnels. Bonne nouvelle pourtant, les rentrants ont fait aussi bien, voire mieux que les sortants. Les entrées de Moutoussamy, Thomasson et Iloki ont donné du tonus au groupe.
Pourtant, quand la réussite vous fuit… Après le but d’Ocampos (87e), Emiliano Sala a touché la barre (89e). Déveine totale. En conférence de presse, Rudi Garcia a accouché de cette formule : « Il faut savoir gagner des matches au forceps. » qui résume finalement bien la prestation des Olympiens.

Avant la rencontre, les ultras de la Brigade Loire avaient été bien inspirés en déployant cette banderole : « Dans l’adversité, ne jamais rien lâcher. » Les canaris ont fait preuve de caractère hier et même si ce match laissera des traces physiques, on a retrouvé les ingrédients qui faisaient la force du groupe durant l’ère Conceiçao.

« C’est dommage car on a toujours zéro point. On doit réagir très vite », a déclaré Claudio Ranieri, impassible, qui est allé salué les joueurs de l’équipe adverse et les supporters nantais, là où d’autres entraîneurs se seraient engouffrés dans les vestiaires…

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