En juin, Waldemar Kita a longtemps hésité avant de désigner Miguel Cardoso entraîneur du FC Nantes.

 

Dans un premier temps, son choix s’était porté sur Jocelyn Gourvennec, un choix qui semblait une évidence dans la mesure où le club avait déjà pensé à lui avant de choisir Claudio Ranieri pour la saison 2016-2017. Mais, Waldemar Kita affichait des réserves : « Gourvennec, c’était mon choix n° 1. C’est un garçon super intelligent. Après, il y avait des petits détails dans l’organisation… Si on avait laissé le temps, on aurait pu travailler dessus, enfin ça aurait pu se faire, mais ça tient parfois peu de choses. »
Le « peu de choses » était que Gourvennec voulait s’inscrire dans la durée et le président nantais ne voulait pas entendre parler d’un contrat de plus de 2 ans. Gourvennec voulait également prendre avec lui quelques adjoints mais cette requête lui a été refusée… Pour être accordée ensuite à Cardoso.

Kita a aussi été très séduit par Vahid Halilhodzic, libre depuis son départ de la sélection japonaise, en avril. « Ce sont tous des gens très bien, mais il y a un moment où il faut faire un choix, qui n’est pas évident. » disait il. Mais son entourage avait fait le nécessaire pour le convaincre de ne pas opter pour le bosnien mais pour Miguel Cardoso.

Le technicien portugais sortait d’une saison réussie avec Rio Ave, cinquième de Liga, dont il a battu le record de points (51) pour sa première expérience dans le rôle d’entraîneur principal. Avant cela, il avait notamment vécu une expérience au centre de formation du Chakhtior Donetsk (2013-2016) puis assisté Paulo Fonseca, l’entraîneur du club ukrainien, en 2016-2017. II parle « très bien le français » et travaille « 24 heures sur 24 », précise Kita. « Ce que je voulais, c’est voir qui était l’homme, déjà, avant d’ entrer dans les détails, de l’organisation et du travail. C’est quelqu’un qui a souhaité voir notre responsable de la formation, ce qui est quand même rare chez un entraîneur. Ils ont discuté ensemble, je voyais que le feeling passait bien, donc c’était important. C’est quelqu’un qui a une approche assez pédagogue. Après, on a pris le temps, ce qui est logique pour avoir plus de chances de ne pas se tromper. L’avenir dira si c’était le bon, mais on a voulu penser de façon globale en cherchant une bonne coordination et c’est quelqu’un qui peut dynamiser. »

Sans club depuis son limogeage de la sélection du Japon en avril dernier, Vahid Halilhodzic n’a plus dirigé de club français depuis sa saison et demi sur le banc du Paris Saint-Germain, entre juillet 2003 et février 2005, qui avait suivi des expériences sur les bancs de Lille et Rennes notamment. Depuis, l’ancien joueur du PSG a exercé en Turquie, en Arabie saoudite, en Croatie et sur le banc de plusieurs sélections (Côte d’Ivoire, Algérie, Japon). Son parcours de joueur professionnel l’avait vu évoluer comme attaquant durant cinq saisons avec le maillot du FC Nantes et 32 ans après, la boucle pourrait être bouclée.