FC Nantes : Que s’est t-il donc passé à Bastia ?

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Selon Jean-Philippe Thibaudeau, journaliste entre autres pour Radio Frequenza Corse Mora, le FC Nantes aurait une grosse part de responsabilité dans les incidents survenus à la fin de la rencontre.

Il s’agit bien évidemment d’un point de vue totalement partial et la nature de ses propos laisse à penser qu’il cherche à attiser la colère plutôt qu’à calmer les esprits. Voilà en substance ce qu’il écrit sur un site local :

« On a laissé faire aux Nantais ce qu’ils voulaient tout au long du match… Sergio Conceiçao a fait la comédie tout au long de la rencontre, en sortant de sa zone, en insultant, en chauffant les supporters, en se prenant avec le 4e arbitre… Le 4e arbitre n’arrêtait pas de demander aux Bastiais de se dépêcher sur les touches, contrairement aux Nantais… C’est scandaleux de voir le comportement des Nantais à l’issue de la rencontre, avec dix personnes sur la pelouse sur l’égalisation chez une équipe 19e au classement… Qu’ils aient au moins un peu de fierté et d’humilité par rapport à une équipe qui est dans une situation difficile… Je souhaite qu’un jour le Sporting envoie le FC Nantes en Ligue 2. Ce qu’on a vu est une infamie… On n’aura pas la mémoire courte du côté du Sporting”.

Vincent Rongier, le milieu des Canaris, s’est exprimé au micro de RMC : « Ça a un peu dégénéré, il y a eu des échauffourées dans le tunnel. Ça a duré un petit moment. Les gens de Bastia essayaient de venir jusqu’à notre vestiaire. Ça a chauffé, notamment avec notre défenseur Diego Carlos, qui s’est fait bousculer parce qu’il est rentré seul dans le couloir. Heureusement qu’il y avait quelques personnes de la sécurité, sinon ça aurait pu dégénérer davantage. Il y avait beaucoup de membres du staff qui traînaient autour, qui insultaient et qui cherchaient à ce que ça dégénère. Je n’ai pas vu de coup de poing. J’ai vu des bousculades. »

Anthony Agostini, le directeur des services généraux du club corse, sur la même radio, a ajouté son grain de sel, rejetant la faute sur le comportement de Sergio Conceição. « La manière dont Rongier présente les choses n’est pas du tout ce qui s’est passé. Il y avait tellement de désolation dans le stade, les gens étaient plus abattus qu’autre chose, qu’il n’y avait aucun risque de débordements. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le comportement de l’entraîneur nantais Sergio Conceição, qui lui a complètement pété les plombs. Mais je pense que ce n’est pas la première fois depuis le début de saison. Il s’en est pris à la fois au ramasseur de balles, mais aussi à une partie du public qui était situé derrière son banc ».

Par la suite, Agostini revient sur l’information de L’Équipe selon laquelle une « bagarre générale » avait éclaté dans le vestiaire : « Mais en aucun cas de figure il y a eu une bagarre générale dans le tunnel. Les délégués ont accès aux images, étaient présents et pourront attester qu’il n’y a eu aucun coup échangé. Diego Carlos ou pas Diego Carlos, je ne sais même pas de qui on parle, n’a reçu aucun coup et n’est certainement pas rentré seul dans le tunnel, parce qu’il y avait son coach et plusieurs autres de ses coéquipiers. Hier soir, la sensation que j’ai eue, c’est que Nantes avait gagné la Coupe d’Europe. C’est très bien pour eux… Des entraîneurs, j’en ai vus défiler à Bastia, des derbies j’en ai faits et on en a gagnés, notamment à Nice, mais on ne s’est pas permis le dixième de ce qu’on a constaté hier soir de la part d’une partie du staff nantais » déclare-t-il. « (…) Hier soir, personne n’a été menacé de mort, il n’y a pas eu de coups échangés. Un entraîneur de football est un éducateur, quelqu’un en charge de ses joueurs, de son vestiaire, il doit prôner l’exemple. Si notre président avait un message à lui faire passer, il ne m’appartient pas à moi de juger ».

Le président du SC Bastia, Pierre Geronimi, serait en fait monté dans le bus du FC Nantes à l’issue du match pour s’expliquer avec Sergio Conceiçao et lui promettre des retrouvailles musclées. Un fumigène a été lancé sur le bus des Canaris qui ont du être escorté par la Brigade Anti Criminelle.

Pathétique et pitoyable ! Vu le nombre d’incidents recensés à Furiani, la LFP ferait bien de prendre des mesures radicales avant qu’un incident très grave ne se produise. Mais bon, c’est bien connu, on ne met un stop qu’une fois que l’accident mortel a eu lieu …

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