Au travers de petites déclarations, Claudio Ranieri et Waldemar Kita laissent planer le doute sur la fin du feuilleton.

 

Alors que de nombreux observateurs en interne avouent que les rapports entre le président et l’entraîneur se sont distendus au point que la rupture est proche, Waldemar Kita se veut rassurant et affirme en quelque sorte que c’est la presse qui créé l’illusion d’une mauvaise relation.
Dans les colonnes de l’Equipe, il n’hésite pas à se dédouaner de la responsabilité du gâchis : « Il y a beaucoup de gens qui font des polémiques entre moi et le coach, or il n’y a aucune polémique à faire. Lui fait son boulot, je fais le mien. Humainement, on s’entend très bien, c’est tout à fait normal qu’il soit mécontent des résultats, comme moi, mais ni lui ni moi ne jouons et je n’ai aucun problème avec lui, ni lui avec moi, donc arrêtons les polémiques là où il n’y en a pas. Après, la saison est finie dans trois semaines, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses, mais c’est la vie d’une entreprise et d’une équipe. Que ce soit clair : il n’y a aucun problème entre le coach et Kita… Ce n’est pas parce qu’on a de moins bons résultats qu’on se fait « la guerre. »

Waldemar Kita va même jusqu’à prétendre que la réaction de l’entraîneur après la défaite à Lyon : « Si le président n’est pas content, il peut faire une chose. », était juste une réponse à la provocation des journalistes …

Si l’interview s’était arrêtée là, on aurait effectivement pu donner une certaine crédibilité aux propos du président. Mais quelques petites phrases montrent que Waldemar Kita ouvre néanmoins la porte à une possible séparation : « On est assez intelligents tous les deux s’il y a quelque chose qui doit arriver. Finissons la saison. Pour l’Italie, il partirait, mais ce n’est pas encore décidé. Si ce n’est pas l’Italie, on verra. D’ici à la fin de la saison, on discutera comme des grands garçons, et puis on verra. »