Coïncidence extraordinaire hier à la Beaujoire, comme si Emiliano était passé par là. C’est précisément à la neuvième minute, numéro porté par l’argentin et chiffre devenu emblématique chez les Canaris, que Kalifa Coulibaly a ouvert le score face à Toulouse. Premier but prémisse d’une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France.

 

Il ne pouvait pas y avoir plus beau symbole pour rendre, encore, hommage Emiliano Sala. Des hommages qui ne sont pas près de s’arrêter dans un club au chagrin trop grand pour être résumé par des mots et des chants.

« C’est tombé juste à la neuvième minute … » a juste déclaré le malin Malien qui avait déjà été l’auteur de l’ouverture du score devant Châteauroux en 32es de finale, puis en 16es contre l’Entente SSG. « J’ai la chance de marquer en ce moment, donc j’en profite. J’espère que ça va continuer car j’essaie d’être efficace à tous les matches. »

Le problème est que Kalifa ne marque pour le moment qu’en coupe. Sa déveine en L 1 a d’ailleurs poussé le FCN à se faire prêter, avec option d’achat, le Croate Antonio Mance (23 ans) par l’AS Trencin (SLO), le 31 janvier. C’est lui, pas Coulibaly, qui est censé remplacer Sala. Mais le croate n’est physiquement pas prêt, alors Kalifa plante ses jalons …
Antony Limbombé, qui ne fonctionne que par fulgurances, s’est ensuite échappé sur le côté gauche, a dribblé deux joueurs, avant de marquer à son tour sur un tir croisé du gauche et dévié par Cahuzac (2-0, 41e). Ce même Limbombe croyait s’être offert le doublé, en reprenant une frappe de Coulibaly repoussée par Goicoechea, déjà décisif quatre fois (8e, 12e, 16e et 44e). Mais après l’avoir accordé, l’arbitre central est allé discuter avec son assistant qui n’avait pas levé son drapeau. Pour finalement revenir sur sa décision et annuler le troisième but nantais pour hors-jeu (47e).
La messe était dite. Dans le jeu, les Canaris utilisaient mieux le ballon, étiraient la défense toulousaine et se montraient dangereux sur de nombreux centres, le tout orchestré par un Rongier des grands soirs. Derrière, tandis que Diégo Carlos multipliait les bourdes, Nicolas Pallois était rayonnant de rage et tirait le groupe vers l’avant.

Le FC Nantes n’avait plus gagné à la Beaujoire depuis le 8 janvier dernier. « Si on va jusqu’en finale, on pourra dédier ce parcours à Emiliano Sala » a conclu Vahid Halilhodzic qui avait retrouvé le sourire hier soir. Il reste 2 matchs …