Hier soir, certes face à une pâle équipe toulousaine, nous avons retrouvé le Fc Nantes que l’on aime, loin du constat terrible que Vahid Halilhodzic avait dressé avant la rencontre. A la clef, une victoire 4-0 qui laisse entrevoir des jours meilleurs.

 

Coach Vahid avait bien caché son jeu. Après sa conférence de presse d’avant match, la vente d’anti-dépresseurs avait explosé dans l’agglomération nantaise au point que l’on redoutait déjà cet après-match où il allait falloir trouver les mots pour rester sobre et ne pas tomber dans le catastrophisme.

Hier, nous avons eu droit à de l’engagement, des duels gagnés, de la rage presque, et puis aussi de beaux mouvements, une connexion Rongier-Boschilia qui promet, quatre buts dont un triplé d’Emiliano Sala, son premier en L 1, son premier depuis celui réussi avec Niort à Laval en L 2 (4-2, 25 avril 2014).
« On avait besoin de points, on a travaillé très fort durant quinze jours et c’a a payé ce soir. » a sobrement reconnu le technicien bosnien alors qu’il venait de réussir un tour de magie.

Toulouse aura passé son temps à écoper devant ses 20 mètres, littéralement submergé par la marée jaune. Le TFC était éparpillé façon puzzle et le blason nantais avait retrouvé son jaune d’origine après des semaines et des semaines de disette. Les Canaris pouvaient logiquement sacrifier au tour d’honneur devant une Tribune Loire qui a joué à Docteur Jekyll et Mister Hyde, entre déferlante d’encouragements, grève d’encouragements et frictions avec la sécurité.

L’homme du match fut incontestablement Emiliano Sala, qui a fait oublier hier ses mois d’errance dus à une période de mercato difficile à vivre et pour qui, malheureusement, le dossier de prolongation est toujours en stand by. L’argentin fut l’auteur d’un match plein avec un triplé à la clef même si on regrettera quelques offrandes gâchées. Boschilla a également confirmé tout le bien que l’on pouvait penser de lui en étant impliqué sur trois des quatre buts comme passeur et buteur.

Nantes n’avait plus gagné 4-0 depuis le 17 janvier 2004, contre l’AC Ajaccio, à la Beaujoire. C’est son premier succès à la maison cette saison et cela fait revivre. « Je suis fier de ce qu’ils ont montré », savourait Halilhodzic, « Aprés Bordeaux, ce n’est pas une transformation, c’est une naissance. II y avait de l’envie, de la qualité, c’est un grand plaisir. »

C’est avec une impatience non feinte que nous attendons maintenant la prochaine sortie des Canaris samedi à Amiens. Les Picards, difficile à manœuvrer dans leur Stade, auront face à eux des nantais en pleine crise de rédemption. Ça peut faire mal !