Drame hier au Stade Matmut Atlantique en Gironde où l’on attendait une réaction d’orgueil du FC Nantes face à un Bordeaux convalescent. Loin de rassurer, les Canaris ont montré leur pire visage et s’enfonce maintenant dangereusement dans le classement.

 

Le constat dressé par Vahid Halilhodzic à la fin de la rencontre est édifiant. Le bosnien s’était vu beau en prenant en charge l’équipe suite au renvoi de Cardoso, mais son analyse a déjà changé, le temps d’un match et de s’apercevoir de l’état de délabrement du groupe qui avait pourtant montré de bonnes intentions lors de son précédent voyage à Lyon.
« Les joueurs ne méritent pas leur classement » lançait Coach Vahid avant la rencontre. « Il faut que tout le monde sache qu’on est mauvais. la vérité. Aujourd’hui, il nous manque tout : le physique, la tactique, le mental, la technique. » avouait t-il après la rencontre. On ne peut pas être plus cash et plus réaliste que le Bosnien qui ne s’est jamais réfugié derrière des excuses à 2 balles pour expliquer ses défaites.

Comme Cardoso, il avait débuté avec « des millions » sur le banc, preuve que le bosnien n’est peut être pas convaincu de l’efficience du mercato nantais. Son onze de départ révélait une surprise : la titularisation de Samuel Moutoussamy sur l’aile droite, un poste où il n’avait jamais évolué en pro : Echec …. Vahid avait également titularisé Majeed Waris sur le côté gauche, alors qu’il était blessé : Mat …

En neuf journées, les Canaris ont donc perdu cinq fois. Ils n’ont remporté qu’un match et on parle déjà de maintien comme nouvel objectif. Hier, les Nantais ont été plombés d’entrée par leurs erreurs défensives comme celle de Moutoussamy et Krhin sur l’ouverture du score, Tatarusanu et surtout Miazga sur le deuxième but. Si la défense n’a pas été à la hauteur, devant, l’encéphalogramme fut plat avec un Boschilia loin de ses performances passées et un Sala perdu dans cette attaque aphone. Repositionné à son poste de prédilection, Valentin Rongier n’a toujours rien montré cette saison. Le groupe semble avoir réagi en fin de match, mais c’est un trompe l’œil dans la mesure où Bordeaux avait levé le pied pour gérer son 3-0.

Le constat est donc affligeant et on est bien obligé de se rallier à l’avis de l’entraîneur : « Aujourd’hui, on a un petit niveau ». Persuadé de pouvoir s’en sortir, Coach Vahid ne s’attend pas pour autant à voir son équipe réagir tout de suite et l’on parle maintenant d’un délai de 2 à 3 mois pour sortir la tête de l’eau.
L’effet Halilhodzic, antithèse de son prédécesseur dans le style prôné et le discours, a fait pschitt. Finalement, devant sa télé, Miguel Cardoso a du sourire, à moins qu’il ait pris conscience que le faible niveau de préparation de ses troupes était un peu de sa responsabilité …