La famille Kita n’est pas réputée pour sa patience. 12,13 ou 14 entraîneurs en onze ans, si on compte les intérimaires ou pas, c’est un record mondial qui ne pourrait être battu qu’en Corée du Nord ou dans une république bananière.

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Mais au Fc Nantes, tout est possible. Alors que Miguel Cardoso a quitté la Jonelière par la petite porte, dans un douloureux anonymat, après avoir lâché quelques mots sur son compte Twitter, comme une façon de s’excuser de devoir partir comme un malpropre, Vahid Halilhodzic paradait aux côtés du président sur la pelouse parmi des joueurs, certainement divisés sur l’opportunité de ce changement d’entraîneur. Surprise, pour convenance personnelle, Nicolas Pallois n’est pas venu au pot d’intronisation, ce qui laisse à penser que son positionnement dans le loft n’était pas due qu’à une décision du coach…

Le point du nul glané à Lyon face à une équipe qui venait de taper City à l’extérieur n’a pas sauvé le portugais, aux commandes seulement l’espace de huit journées. Son sort était scellé depuis la défaite à la Beaujoire face à Nice et peut être même avant, dans la mesure où son arrivée n’avait pas été souhaitée à l’unanimité…

Comme on ne sait pas faire simple au FC Nantes, les Kita ont choisi un entraîneur controversé pour remplacer Cardoso. En effet, Coach Vahid ne fait pas l’unanimité chez les spécialistes auto-proclamés du football hexagonal. Tandis que Pierre Ménès regrette le départ du portugais : « Cardoso n’était pas décroché dans ce championnat. il faut arrêter de changer toutes les cinq minutes », Jérôme Alonso met en garde : « Avec Vahid, c’est vraiment compliqué. Le coach est très dur, ce n’est pas une légende. Pour réussir avec lui, il faut avoir les épaules, le mental, un moral d’acier, il faut détester perdre, et surtout, il faut fermer sa gueule. »
Bruno Baronchelli est dans le même registre : « Il ne relâche jamais la pression. Avec lui, les tire-au-flanc restent sur la touche, que ce soit le plus gros salaire ou pas. Lui, il va secouer le mec qui est en haut de l’arbre en train de dormir. Il est le premier arrivé, le dernier parti, il est tout le temps au boulot et il aime que tout le monde le soit aussi dans ces cas-là. C’est lui qui a raison. Ce n’est pas une colonie de vacances. Vahid, c’est Conceiçao puissance dix. »
Jérôme Rothen est beaucoup plus dur : « Au bout de deux mois, tu sais ce qu’il veut, comment il peut épuiser les joueurs, comment il traite son staff, ses dirigeants, le staff médical. C’est lui au-dessus de tout. »

Demandez un peu à Anthony Réveillere et Lamine Diatta ce qu’ils pensent du personnage. Durant la période rennaise du coach, les deux joueurs, titulaires indiscutables, avaient été privés d’un match important parce qu’ils avaient été surpris à jouer à la console la veille au soir.

La question est maintenant de savoir si le bosnien, qui traîne la réputation de se mettre son vestiaire à dos, saura mélanger dureté et pédagogie pour que sa philosophie soit adoptée par le plus grand nombre, condition de la réussite de l’opération.
En tout cas, Coach Vahid, en tant qu’ancien attaquant, aime le jeu offensif et réaliste, plus proche de la méthode Conceiçao que de la méthode Cardoso et les premiers effets devraient être visibles à Bordeaux dimanche.
La période qui s’annonce risque d’être Rock n’ Roll…

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