Ce vendredi matin, les 97 élus du conseil communautaire de Nantes Métropole voteront à mains levées pour dire s’ils acceptent qu’une parcelle de terrain de 9 hectares soit cédée pour la construction d’un nouveau Stade qui jouxtera l’enceinte de la Beaujoire.

Ce projet, qui a la préférence de la maire socialiste, Johanna Rolland, et a de fortes chances d’être accepté, les élus socialistes et communistes, favorables au projet, étant majoritaire. Il remplacera le précédent projet de destruction de la Beaujoire pour la construction d’un nouvel édifice.
Le projet de réhabilitation du Stade était pourtant séduisant. Le coût de cette modernisation, présentée par le cabinet d’architecte Agopyan, qui avait créé la Beaujoire en 1984, aurait coûté entre 29 et 34 millions d’euros, financés par une augmentation du prix de sa location par le FC Nantes, qui paie 150 000 € par an quand d’autres clubs de Ligue 1 louent leur stade entre 2 et 3 millions d’euros par an. Ce projet alternatif devait correspondre aux normes UEFA4 pour les compétitions de football européen et être partout accessible aux personnes à mobilité réduite. Ce projet natif était défendu les associations de supporters A la nantaise, la Brigade Loire, Esprit Canari et Naonedis, ainsi que l’Association des riverains et amis de la Beaujoire et l’Asa Ranzay.
Selon les termes de la délibération, « ce terrain sera cédé au prix qui sera déterminé par les services de l’État compétents ». La conception, la réalisation et le financement de l’opération seront à la charge du club.

En même temps que le vote de principe pour un deuxième stade, privé, les élus doivent donner le feu vert à un projet de réhabilitation de la Beaujoire. Ils ont un peu de temps, car le FCN doit l’occuper jusqu’en 2022.