Deux semaines après avoir pris ses fonctions au FC Nantes, Vahid Halilhodzic, le moral dans les chaussettes, dresse un constat sans appel de la situation du club.

 

« Que suis-je venu faire dans cette galère ! » aurait t-il pu crier. Il ne l’a pas fait mais les propos tenus en conférence de presse hier résonnent de la même façon.

« La situation est plus grave que je ne le pensais… Depuis que je suis là, j’ai découvert toutes les choses qui n’allaient pas dans ce club », regrette l’entraîneur bosnien. « Et il y en a beaucoup, vraiment beaucoup. II ne s’agit pas de commencer paniquer mais il faut être conscient de la gravité de la situation. Et ce n’est pas en quinze jours que je vais pouvoir arranger les choses, je n’ai pas de baguette magique. »

Pas une lueur d’espoir dans les paroles du coach, que ce soit au niveau du sportif, des relations internes au club, du recrutement, Black is Black, il n’y a plus d’espoir. On a eu beau triturer son intervention dans tous les sens, pour le réconfort, on repassera. Les Kita, en tant que patrons, donc responsables de la situation, auront certainement apprécié ce coup de Blues à sa juste valeur.

Histoire de montrer que le recrutement du club ces dernière années a été du grand n’importe quoi, Coach Vahid pose le doigt sur un effectif maigre en qualité : « II y a tellement de domaines dans lesquels on doit progresser. Dans le travail tactique, technique et mental… Je n ‘ai pas assez de joueurs de caractère, j’ai besoin de beaucoup, beaucoup, beaucoup plus. A bordeaux, nous étions un tracteur contre un TGV. »
L’ancien attaquant du FC Nantes dénonce également la coupure entre les pros et la formation, ce qui ne contribue pas à une bonne émulation dans le club.
Coach Vahid s’arrête également sur ce qui pourrait paraître du domaine du détail mais qui a de l’importance à ses yeux : « J’ai découvert des joueurs qui se promènent en tennis ou qu’il n’y a plus de champagne pour les anniversaires… Si on gagne contre Toulouse, moi, j’offrirais double ration de champagne. »

C’est vrai qu’à Nantes, on a plus trop l’habitude de sabrer le champagne, cela fait tellement longtemps que l’occasion ne s’est pas présentée …