Le FC Nantes aura son nouveau Stade en 2022

yellopark

Alors qu’il était prêt il y a quelques mois à vendre son club pour un euro symbolique, Waldemar Kita a lancé hier, avec l’aide d’un groupe immobilier, le projet de nouveau stade nantais 100 % privé.

Waldemar Kita a fêté cet été ses dix ans à la tête du FC Nantes. Si tout va bien, il passera le cap des quinze ans dans un stade flambant neuf de 40 000 places en 2022. Hier midi, au premier étage de la tour Bretagne, la maire socialiste de Nantes et présidente de Nantes Métropole, Johanna Rolland, le président du groupe immobilier Réalités, Yoann Joubert, et le président nantais ont mis sur les rails le projet YelloPark. Au centre de celui-ci sera construit à partir de 2019 ou 2020 et pour l’été 2022 le nouveau stade que Kita appelait de ses vœux, à côté du stade actuel de la Beaujoire.

6000 emplois directs seront créés avec l’ouverture des chantiers et 4000 emplois pérennes devraient ensuite être proposés. Débuts des travaux prévus en 2019.

Après des échanges qui se sont intensifiés ces derniers mois sur le sujet, Johanna Rolland, de son côté, a bien voulu ouvrir une nouvelle voie, à condition que ça ne coûte pas un euro au contribuable nantais : « En 2017, une collectivité n’a plus vocation à financer un projet de stade. Le modèle économique du foot obéit à sa propre logique. » Hors de question pour la mairie d’investir ni de souscrire à un partenariat.

À Nantes, le nouveau stade fera partie intégrante d’un projet urbain nommé YelloPark, qui englobera notamment 1500 à 2000 logements, dont 25% de sociaux, un pôle santé bien-être, des commerces de proximité, une école et aussi un musée du FC Nantes. YelloPark, c’est aussi le nom de la société qui va porter l’« opération stade », lequel coûterait environ 200 M€. Elle appartient à 50 % au groupe immobilier Réalités et pour l’autre moitié à une société sœur de la holding Flava Groupe de Waldemar Kita, qui détient le FC Nantes. Un parking sera créé sous le Stade.

La perspective de cet ouvrage qui permettrait à Nantes d’être candidat à des matches des JO 2024 nourrit évidemment chez le président nantais des ambitions « pour aller beaucoup plus loin », lui qui a hissé le budget cette saison à « 62 M€ ». « Moi, j’aime bien être une locomotive plutôt qu’un wagon, on va se battre pour ça. J’espère que le pain noir que nous avons mangé est derrière nous. Et pour profiter d’un bel outil qui nous rendra plus attractifs, ça va être une obligation d’être européens dans les deux ou trois ans. Il nous faut d’abord de la constance, stabiliser, mais il faudra y être. moyen terme. Ce nouvel outil de travail va nous permettre d’attitrer des joueurs de niveau supérieur ».

Quelques voix dissonantes, comme celle de Jean-Paul Bertrand-Demanes : « C’est mettre la charrue avant les bœufs. Avant d’avoir un stade, il faudrait une équipe compétitive. La Beaujoire semble encore être en très bon état. Personnellement, je ne vois pas l’utilité. Le stade actuel n’est pas plein à tous les matches. »

 

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