Enlisé à une triste dix-neuvième place il y a un mois, le FC Nantes s’est métamorphosé de manière spectaculaire, comme le Losc, à l’époque où Vahid Halilhodzic l’avait dirigé en étant déjà qualifié de sorcier.

 

En septembre 98, alors que l’ennemi voisin, Lens, vient d’être nommé champion de France, il prend la direction du Losc, au fond du trou, 17ème de Ligue 2. Huit mois plus tard, l’équipe termine aux portes de la Ligue 1.
La saison suivante (1999-2000), Lille bat le record de points du Championnat. Le LOSC est promu en D I et termine sur le podium pour son retour dans l’élite. La quatrième et dernière saison lilloise se termine par une 5ème place.

Le quotidien La Voix Du Nord, incontournable dans les Hauts de France, se fend aujourd’hui en page sportive, d’une demi-page sur le cas du fabuleux redressement du FC Nantes sous les ordres de Coach Vahid. Le mot « surnaturel » est même lâché par l’organe de presse. « Un emballement offensif digne du PSG » ose même le journaliste.

Son passage à la tête du (1998-2002) a suffisamment marqué les esprits pour que son image soit gravée à tout jamais sur le cuir des Dogues. Mais force est de reconnaître que les années qui passent et les expériences plus ou moins heureuses aux quatre coins de la planète n’ont pas entamé le magnétisme et le talent du technicien bosnien, qui est assez unique dans son profil de manager.

«Je ne fais pas de magie», commente modestement le coach, alors que la Beaujoire, qui pleurait son bonheur perdu, a retrouvé ses couleurs et sa joie. La Tribune Loire était tellement belle à voir ce dimanche pour l’atomisation de l’En Avant…
Travail, ponctualité et rigueur, les fondements de la philosophie du Gourou, sont à la base de tout. Avec cette touche supplémentaire de japonisation de l’équipe nantaise depuis son passage à Tokyo… Une image efficace pour expliquer que c’est la discipline qui a libéré le collectif.

Dimanche, après le match, Vahid Halilhodzic n’a pas pu s’empêcher de lancer une petite pique à la presse dans son ensemble qui n’avait pas été tendre avec lui lors de son intronisation et qui le mérite bien. « Vous voyez bien que je ne joue pas défensif. Avec toutes les conneries que vous avez écrites sur Vahid, un jour, je vais écrire un livre. Ça sera un best-seller mondial ! » s’est-il moqué.
On aimerait tant qu’il puisse se moquer de nous encore longtemps…

Lors de la prochaine journée, dimanche prochain, les Nantais testeront leur solidité, leur nouveau pouvoir offensif et leur confiance retrouvée dans LE derby de l’année. Cette fois-ci, les Canaris sont armés pour le putsch…