Sous contrat avec le FC Nantes jusque 2022, Valentin Rongier, homme à tout faire de la construction offensive nantaise, fait maintenant indiscutablement partie des cadres de l’équipe.

 

Malheureusement, avec Sala et Carlos, il fait partie du petit groupe des plus « bankable » de l’effectif du FC Nantes.

En juin dernier, Sergio Conceiçao avait bien tenté, sans succès, de l’emmener avec lui à Porto mais le milieu de terrain n’était pas encore prêt au grand voyage. La tête bien vissée sur les épaules, le meneur de jeu nantais ne souhaite pas brûler les étapes et prendre le risque de se cramer tout court. Il avait donc décidé de poursuivre l’expérience à Nantes, au moins une saison de plus, afin d’affirmer son potentiel.

Bien lui en a pris car, après une saison 2017-2018, le milieu de terrain a réussi à affirmer non seulement ses qualités mais également sa régularité, ce qui fait maintenant de Rongier le profil convoité par de nombreuses écuries et non des moindres.
Waldemar Kita, en le prolongeant jusque 2022 et en lui augmentant de façon conséquente son salaire (estimé aujourd’hui à 80 000 euros brut mensuels), n’a fait que retarder l’échéance car l’heure semble être venue pour Rongier de franchir le palier suivant.

Celui qui laisse souvent la langue de bois au vestiaire avait affirmé le mois dernier : « Avec mes principales qualités, je pourrais plus et mieux montrer mon jeu de passes dans une équipe qui a plus le ballon, c’est une certitude. », comme un avertissement à ceux qui le voyaient rester au FC Nantes jusqu’à la fin de son contrat.
Rongier semble un peu irrité par rapport aux schémas tactiques de Claudio Ranieri, même si, en bon soldat, il applique sans broncher les consignes.
A vingt-trois ans, Valentin Rongier vit seulement sa deuxième saison complète de L 1, la faute à une rupture des ligaments croisés en octobre 2015 et en novembre 2016, une blessure aux ischio-jambiers.

Andoni Zubizarreta, le directeur sportif de l’OM, apprécie beaucoup son profil et travaille déjà en lousdé pour pouvoir le recruter en juin prochain. Son salaire actuel se situe dans la fourchette haute à Nantes (3ème ou 4ème), mais il équivaut à celui du gardien remplaçant de l’OM.
Sa valeur marchande, compte tenu des 3 années de contrats restantes, est estimée à 10 millions d’euros. L’OM serait prêt à mettre cette somme sur la table et Waldemar Kita ne retiendra pas son joueur à ce niveau de proposition, d’autant que la concurrence va certainement s’intensifier sur le dossier dans les semaines à venir.
La seule chose qui pourrait faire réfléchir Rongier serait le fait que le FC Nantes se qualifie pour l’Europe, histoire qu’il puisse franchir un palier, tout en restant dans son club de coeur.