12 entraîneurs en 11 ans de présidence. Mais qu’on se le dise, Waldemar Kita n’a jamais eu de problèmes avec ses entraîneurs.

 

« Je n’ai jamais eu de problème humainement avec l’un d’eux. Jamais ! » a déclaré le président Kita hier en conférence de presse en rappelant quand même qu’il « ne travaille pas pour eux, ce sont eux qui travaillent pour moi. »

Se justifiant même sur les raisons des départs des quatre derniers dans la liste. « Je n’avais aucun problème avec Miguel Cardoso, c’est quelqu’un d’intelligent, il fera une belle carrière. Sergio Conceiçao est parti car il voulait aller à Porto, Claudio Ranieri briguait le poste de sélectionneur italien et René Girard m’avait dit « Je ne peux pas y arriver. »

Waldemar Kita réfute totalement l’accusation d’ingérence dans le domaine du sportif. Pourtant, concernant Miguel Cardoso, il avait déclaré au micro de Canal: « C’est toujours difficile quand il y a des millions sur la touche. II va falloir quand même qu’on se mette d’accord. […] On a beaucoup investi, ces joueurs doivent être sur le terrain. »
Qu’est ce qu’une intrusion dans le domaine du sportif si cela n’en est pas une …

Coach Vahid a d’ailleurs du penser à cette anecdote quand il a déclaré : « C’est le patron, il peut poser des questions, mais qui va décider qui va jouer ? C’est Vahid. II peut demander des choses, il parait qu’il a même les diplômes. C’est un enthousiaste. II est propriétaire, il aime bien savoir. II faut le comprendre, ce n’est pas toujours méchant. Mais il ne peut pas me dire : « Vahid, il faut faire jouer lui ou lui. »

Au moins, les contours de la collaboration sont tracés et avec Vahid, on peut être sûr que si Limbombé n’est pas bon, il ne jouera pas …

Les joueurs ont d’ailleurs déjà compris qu’ils étaient entrés dans l’ère Vahid et que ce serait « travail, sueur, maillot ». L’entraîneur se serait, selon ses dires, présenté ainsi face aux joueurs : « Je suis quelqu’un de très, très humain. Mais sur le terrain, je ne connais personne. L’esprit de la gagne a un peu disparu ici. Je vais tout faire pour imposer la culture du travail et de la gagne. Je ne peux vous promettre que du travail et de la souffrance. »
En concluant : « Quand j’ai parlé aux joueurs, j’ai vu que tout le monde me fixait. Ils ne faisaient pas semblant en se disant : « Mais qu’est ce qu’il dit ce connard ? J’ai vu beaucoup de choses positive dans leur attitude. »

Anthar Yahia, son capitaine quand il dirigeait la sélection algérienne, pense qu’il s’agit de l’homme d’un coup en sous entendant qu’il ne peut pas s’inscrire dans la durée : « C’est l’homme d’une situation, il va remobiliser sur le court terme, les dirigeants penseront à la suite plus tard. »

Pour qu’il puisse redonner au plus vite des couleurs au blason nantais, souhaitons simplement que le président oublie un peu de jouer les Robert Redford dans « The Horse Whisperer »