A chaque fenêtre de mercato, c’est la même rengaine, Kolbeinn Sigthorsson doit partir, va partir et finalement reste au club.

 

Certes, quand tu touches 150 000 euros brut tous les mois à glander à la Jonelière, tu n’as pas forcément envie d’aller t’expatrier dans des contrées plus hostiles … Mais à ce petit jeu, l’attaquant islandais est en train de fusiller sa carrière ou tout du moins ce qu’il en reste.

En juillet 2015, Waldemar Kita roulait des mécaniques quand il présentait à la presse « Son joueur », acheté 4 millions d’euros à l’Ajax d’Amsterdam. Un peu plus de 3 années et 2 opérations plus tard, le constat est sans appel, l’islandais n’a marqué que 4 buts avec les Canaris, a coûté les deux bras à Waldemar Kita et l’Europe du football baisse les yeux à l’évocation de son nom.
« Il n’est pas assez présent dans l’attitude. Pour avoir un bon feeling avec tes partenaires, il faut s’entraîner souvent avec eux. Etre respectueux de ce que le club attend de toi. Et donner. Si tu perds 4 ou 5 kg, tu te déplaces mieux quand même. Il doit faire attention à son hygiène de vie. Il a du poids en trop », déclarait déjà son entraîneur de l’époque, Michel Der Zakarian, qui n’avait pas souhaité sa venue, après seulement quelques mois de vie chez les Canaris.
En fait, face aux défenses regroupées de Ligue 1, il faut constater que Sigthorsson n’a jamais réellement pu faire étalage de ses qualités. Qualités qui conviennent mieux au style de la sélection islandaise, qui joue plus vite vers l’avant, souvent avec des ballons hauts, dont Sigthorsson se repaît, pour mieux trouver l’intervalle pour ses partenaires autour de lui. Avant de devenir un boulet, Sigthorsson n’était qu’une erreur de casting.
En 2018, seul un homme, Erik Hamren, le sélectionneur suédois de l’Islande, croit encore en lui, parce qu’il n’a pas le choix ou qu’il passe ses soirées à visionner les vidéos de l’Euro 2016 où l’attaquant avait été le joueur en vue d’une surprenante Islande. Hier soir, entré à la 60ème minute dans le match amical face à la France, il n’a rien montré en phase offensive, mais a provoqué un penalty sur une grossière faute de main qui a permis aux tricolore de partager les points (2-2).

A 28 ans, l’attaquant islandais, qui par ailleurs souffre toujours d’un genou, n’intéresse plus grand monde, mais Waldemar Kita ne s’est pas encore résolu à le laisser partir libre et gratuitement, espérant toujours un léger retour sur investissement.
« Ma situation à Nantes n’est pas claire », avouait le joueur en début de semaine. « Je devrais en savoir plus dans le mois qui arrive, mais je pourrais aussi envisager un départ en janvier. »
Mais qui paiera pour un joueur qui ne joue plus depuis des lustres et pour qui on ne connait pas la capacité à durer physiquement « dans le temps » ? Espérons que le président ouvrira les yeux et placera son joueur sur le Bon Coin contre bons soins.