Hier soir, à l’issue de la défaite face à Nîmes au Stade des Costières, Vahid Halilhodzic a refusé de paraître en conférence de presse, alors qu’il est normalement tenu de la faire.

 

Déjà, en début de match, le franco bosnien avait le visage des mauvais jours, comme s’il était chagriné par des événements sur lequel il n’avait aucune maîtrise.
A n’en pas douter, l’objet de sa colère froide est le dossier du transfert d’Emiliano Sala pour lequel il n’est pas partie prenante et si le coach à refuser la séance presse d’après match, c’est certainement pour ne pas avoir à s’épancher sur ce dossier.

Ce dossier comporte toujours une grande part de zones sombres. Ni la direction, ni le joueur n’ont accepté pour le moment de s’exprimer sur le sujet. La seule chose qui semble acquise est la volonté du club de vendre au plus vite son joueur.

La vente au club de Cardiff City semble bloquer au niveau de l’indemnité de transfert. Là où Waldemar Kita réclame un minimum de 20 millions d’euros (sachant qu’il devra rendre 50% de la somme à Bordeaux), les gallois négocieraient maintenant le montant à la baisse en se rapprochant des 15 millions d’euros.
Mieux encore, les dirigeants de Cardiff City regarderaient maintenant du côté du japonais Okazaki qui évolue à Leicester.

Dans ce jeu de poker menteur, et rappelons que personne ne connait encore la position d’Emiliano Sala (qui s’est rendu à Cardiff lundi), le grand perdant sera surtout la cohésion en interne. Le coach n’était pas au courant du déplacement surprise de Sala au Pays de Galle, comme il n’est pas tenu informé du déroulement des négociations.
Quand on connait le caractère entier du coach, on peut imaginer que la gestion de ce dossier laissera des traces, plus encore que le départ éventuel du joueur…