Vahid Halilhodzic était l’invité hier soir du Canal Football Club. L’entraîneur du Fc Nantes en a profité pour envoyer un message à son président au sujet des lofteurs.

Parlait-il de Kolbeinn Sigthorsson, d’Alexander Kacaniklic ou encore de Queensy Menig, nourris, blanchis, logés et payés pour jouer à la Play Station ? On ne le saura jamais, mais le fait est qu’un message a été envoyé concernant le laxisme du club vis à vis de certains joueurs : « Quand je suis arrivé à Nantes, j’ai découvert des choses que je n’imaginais même pas. J’ai même vu des joueurs sous contrat, payés, qui n’allaient jamais voir un match de l’équipe, alors que bien sûr, ils prennent le salaire. »

Concernant ses ambitions européennes, remises en cause après la déroute de St Etienne, le coach, sans langue de bois, a confirmé qu’il était plus occupé à regarder dans le rétroviseur : « Pour le moment je préfère regarder vers le bas du classement plutôt que vers le haut. Le match de St Etienne aurait pu nous permettre de voir plus haut mais il y a eu des relâchements et certains sont inacceptables. Je vais discuter avec les joueurs pour qu’ils se reprennent car il ne faut pas que l’on retourne vers le bas du classement. »

Concernant son prédécesseur, Vahid Halilhodzic a confirmé n’avoir pas grand chose à dire sur Miguel Cardoso, le début de saison cata n’était, à ses yeux, pas du au seul fait du coach : « Je n’ai jamais prononcé le nom de l’entraîneur, je ne le connais même pas, il y avait juste un ensemble de choses qui n’allaient pas quand je suis arrivé. »

Le mot de la fin sur l’intransigeance du coach. Vahid a confirmé qu’il avait mis de l’eau dans son vin en vieillissant mais que pour lui le travail était toujours la clef de la réussite : « Avec le temps, je me suis assoupli. Mon approche sociologique et psychologique a évolué. Maintenant, si vous connaissez une formule où l’on peut gagner les matchs en s’amusant, je prends tout de suite. Mais pour moi, il faut avant tout travailler. »