Y aura t-il encore un coach français au FC Nantes ?

Waldemar

Si l’on se réfère aux propos tenus par Waldemar Kita dans les colonnes du journal Libération, on peut estimer que non tant que le président sera à la tête du club.

De tous les coachs étrangers débarqués en Ligue 1 cet été, l’Italien Claudio Ranieri est certainement le plus prestigieux : Chelsea, la Juventus de Turin, l’AS Roma, Naples, l’Atletico Madrid ou Valence sur son CV, il a réussi l’un des coups du siècle à l’issue de la saison 2015-2016, emmenant le modeste club de Leicester au titre de champion d’Angleterre.
Waldemar Kita, mécène à l’ancienne (près de 120 millions d’euros de sa fortune personnelle engloutis dans son club depuis son arrivée en 2007), comme le décrit le journaliste de Libé, qui a pris le risque financier d’embaucher Ranieri (ce qui lui coûtera un peu moins de 5 millions d’euros, salaires des adjoints compris par saison). Il explique sa démarche et l’on comprend au travers de cette explication que les prochains entraîneurs du FCN ne seront plus « made in France ».

« Je suis à la tête du club depuis dix ans. Avant d’engager Claudio Ranieri, j’ai réfléchi. Qu’est-ce qui a marché depuis 2007 ? Qu’est-ce qui a échoué ? Jusqu’à décembre 2016, seuls des coachs français ont entraîné le FCN. Ils étaient performants sur la formation et l’éducation des joueurs. En revanche, ils étaient tous critiques envers la direction du club. Jamais contents ! «Je n’ai pas eu les joueurs que je voulais», «je n’ai pas les mains libres», etc. Je ne parle pas de manque de respect, le mot est trop fort, mais je ne les trouvais pas… corporate.
D’accord, ils sont dans le foot depuis vingt ans ou trente ans, ils savent de quoi ils parlent, ils ont les codes de leur milieu. Mais quand même. Les coachs français jouent par exemple avec les médias, qui leur donnent la parole de manière complaisante. La parole de l’entraîneur est facile. Et on entend avec une sorte de neutralité bienveillante la plainte des gentils entraîneurs contre les méchants présidents qui payent. La vérité est que si vous n’êtes pas au club, si vous n’êtes pas plongés 24 heures sur 24 dans le vif du sujet, vous ne pouvez juger ni du travail, ni de l’état d’esprit. Je ne généralise pas, je parle de ma propre expérience : j’étais un diable, un empêcheur. C’est quand même caricatural. Et facile. »

 

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